Mésaventure éditoriale (Anthony Blanchet : Métier Avocat du diable)

Comment choisir sa maison d'édition...
Mésaventure éditoriale

Attention avant de choisir une ME

Olà Fourmiz !

 

Aujourd'hui Anthony Blanchet va te raconter son incroyable mésaventure éditorial !

 

Le rêve est enfin concret, prêt à se réaliser, je le touche du bout des doigts : je vais être édité par une vraie maison d’édition. J’ai envoyé mon manuscrit à deux structures, avec peu d’espoir qu’il se démarque suffisamment des centaines de livres reçus pour qu’un éditeur prenne le risque de me publier. L’une des maisons est une société à compte d’auteur – demandant à l’auteur lui-même de financer en majeure partie la création de son livre – mais l’autre est une vraie maison. Une qui est prête à investir dans mon histoire, dans ces lignes que j’ai tracé à la sueur de mes mains.

 

Mon manuscrit a été envoyé avec un peu de précipitation tandis que j’imaginais le rêve de devenir un grand auteur. Il y a donc encore quelques fautes d’orthographe, de grammaire, de syntaxe et des répétitions qui se croisent sans cesse. Mon éditeur me fait savoir que sa structure est assez récente et que, bien qu’il prenne tous les frais relatifs à la maquette et à l’impression en charge, il n’a pas encore les moyens de se payer un correcteur professionnel. Je dois donc m’en remettre à mes propres ressources ! Parfait : mon beau-frère est l’homme le plus instruit, le plus cultivé et le plus pointilleux que je connaisse. Mon livre passe entre ses mains et il me fait deux constats : il y a beaucoup de choses à revoir mais c’est un livre « plutôt bon » (ce qui, dans la langue de cet homme très critique, est une déclaration d’amour pour mon œuvre). Je suis transporté et passe deux nuits entières à corriger de fond en comble le manuscrit. C’est vrai qu’il y avait du travail mais le résultat en valait la peine. Immédiatement terminé, j’envoie la version corrigée à mon éditeur. Celui-ci me fait savoir qu’il n’a pas encore commencé à travailler sur mon roman et que ce ne sera le cas que dans quelques semaines. Je me suis pressé pour rien… mais soit !

 

Le moment fatidique arrive et on m’annonce que le livre est enfin prêt. La couverture a été réalisée grâce à Ethan, le livre est mis en page, il est enregistré là où il faut et il n’a plus qu’à être envoyé à l’imprimeur. Pour cela, je dois valider le bon-à-tirer que m’envoie l’éditeur. Et là, c’est le drame : il a mis en page la mauvaise version, celle que je lui avais envoyé plusieurs mois auparavant, le premier jet envoyé et non corrigé, au début de cette fantastique aventure. Ni une, ni deux, je le préviens par mail qu’il a effectué du bon travail mais pas sur le bon fichier. Je ne souhaite pas voir mon livre publié de cette façon et je suis persuadé que la publicité qu’il en retirerait serait mauvaise pour lui et pour moi. Il a fait le mort pendant cinq jours sans rien me répondre.

Cinq jours plus tard, je vois sur sa page Facebook que mon livre est prêt à sortir, pour le 1er Juin alors qu’il ne m’a pas donné le moindre signe de vie. Je lui renvoie un mail pour m’assurer qu’il a bien refait le travail de mise en page sur la bonne version et que j’aimerais voir le résultat final. Il me répond aussitôt qu’il ne recommencera pas ce qu’il a fait car c’est de ma faute s’il a mal travaillé. Vous comprenez… Il avait deux versions sur son ordinateur ! Je lui fais savoir que c’est son travail, que je suis navré de cette déconvenue mais qu’il va devoir ravaler son égo et reconnaître son erreur. Il ne peut pas décemment publier mon livre ainsi ! Sa réponse est sans appel : soit je fais la mise en page à sa place, soit il sort le roman sous cette version. Mon cœur bat la chamade, je refuse de m’abaisser à faire le travail de cet homme qui a négligé mon histoire. J’ai beau rester courtois et lui asséner des arguments logiques, il finit par clore notre échange en écrivant : « vous avez gagné, je ne publierai pas votre livre… Considérez par ce mail que notre collaboration est rompue. »

 

Faire éditer un roman est une aventure tortueuse : douloureuse, impatiente, heureuse parfois mais souvent pleine de déconvenues. Nous autres, auteurs, passons par différents stades pendant l’écriture : la joie d’écrire, la peur de la page blanche, l’angoisse de soumettre notre travail à d’autres yeux que les nôtres et j’en passe. Tomber sur un éditeur aussi arrogant et égocentrique ne peut que dégoûter les créateurs de rêves que nous sommes. Pour ma part, je ne souhaite pas devenir riche ou célèbre, je veux que les gens me lisent et je veux les faire vibrer, les faire rire et pleurer. Un seul commentaire heureux de n’avoir pas perdu du temps à me lire est un cadeau inestimable. Mais pour cela, encore faut-il réussir à faire lire son histoire aux autres et des éditeurs aussi peu attentifs que celui-ci ne sont rien de plus que de nouveaux obstacles à franchir sur cette route sinueuse. C’est pourquoi je me tourne vers l’auto-édition à présent et j’espère sincèrement que cette voie saura combler mes espérances et trouver un public qui répondra en écho à ces histoires sorties des limbes de mon esprit.

 

Merci de m’avoir lu.

Anthony Blanchet

Auteur de Métier : avocat… du Diable

 

Merci Anthony Blanchet pour ce témoignage !

Pour retrouver Anthony sur Facebook et Twitter voici sont pseudo : @AuteurAnthony

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" Je trouve toujours ça utile. Cela ne peut-être que bénéfique. Pour ceux qui débutent, et les écrivains en herbe en auto_édition, comme moi."

F. J. Thomas