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Les différentes casquettes de l’auteur autoédité - Partie 1/3

Les différentes casquettes de l’auteur autoédité
Les différentes casquettes de l’auteur autoédité

Tu as décidé de te lancer dans l’autoédition pour publier ton prochain livre ? Bravo ! Tu es motivé et déterminé ? Excellent ! Tu maîtrises l’art de l’écriture et souhaites en faire profiter le plus grand nombre ? Je ne saurais que t’encourager à aller au bout de ton projet. Cependant, avant de te lancer, je te conseille vivement de lire cet article si tu ne souhaites pas rapidement déchanter ! Eh oui ! Si tu penses que le métier consiste à écrire ton chef-d’œuvre, le publier sur Amazon et regarder les ventes s’envoler depuis ton transat aux îles vierges en sirotant une Pina Colada sur une plage de sable blanc... c’est râpé !

 

On ne le répétera jamais assez, l’autoédité est un chef d’entreprise avant tout !

 

Tu te souviens de cette vieille série qui passait à l’époque sur M6 : Le Caméléon ? Jarod ! Ce mec qui pouvait changer de métier en un claquement de doigts et se faire passer pour un expert dans n’importe quel domaine ?

 

L’autoédité c’est exactement ça, un caméléon !

 

Pour faire simple (parce qu’en réalité, c’est un peu plus complexe tout de même) quand tu es édité chez un éditeur classique, il te suffit de lui remettre ton manuscrit et il se charge du reste : c’est-à-dire, le mettre en page, créer une couverture, le promouvoir, le diffuser, l’imprimer, gérer les stocks, etc. 

L’auteur autoédité lui doit composer avec plusieurs métiers, enfiler plusieurs casquettes !

 

Tu as la destinée de ton livre entre les mains, mais pour cela il te faut maîtriser l’ensemble de la chaîne du livre ! Donc autant te dire que la Pina Colada, les doigts de pieds en éventail ce n’est pas pour maintenant !

 

C’est parti !

1. Le chef d’entreprise

S’autoéditer c’est avant tout devenir chef d’entreprise.
S’autoéditer c’est avant tout devenir chef d’entreprise.

S’autoéditer c’est avant tout devenir chef d’entreprise. Tu es enfin débarrassé de ton patron, mais à toi d’assumer tous les avantages et inconvénients qui vont avec !

 

Qu’est-ce qu’un chef d’entreprise ?

 

  • C’est une personne qui n’a pas peur de taper dedans !
  • C’est aussi une personne qui doit garder la tête sur les épaules et avoir une vision claire de l’objectif qu’il souhaite atteindre.
  • C’est une personne qui a confiance en elle et en son projet et qui ne baisse pas les bras à la première difficulté.
  • C’est une personne qui se donne les moyens d’apprendre à piloter un projet de A à Z et à gérer une équipe. Au début, en tant qu’autoédité, l’équipe c’est toi, ce qui veut dire que tu dois t’automotiver et apprendre la discipline et la rigueur dans le travail. Par la suite, ou si tu délègues une partie du travail (comme la gestion de site web ou le graphisme par exemple), il faudra apprendre à manager d’autres personnes et leur faire confiance.
  • Un chef d’entreprise doit aussi en toute honnêteté reconnaître les points forts et les défauts de son entreprise et les corriger. Pour cela, il doit être un excellent gestionnaire pour savoir où il en est, ou cela pêche et mettre le doigt dessus afin de régler le problème. S’il ne peut résoudre le problème par lui même, il doit déléguer à quelqu’un qui s’y connaît plus que lui. Accepter ses lacunes, c’est aussi ça, être un leader !    

2. le Directeur marketing

La bête noire des auteurs autoédités.
La bête noire des auteurs autoédités.

Alors là, on touche à la bête noire des auteurs autoédités. Grand nombre d’auteurs détestent cette composante majeure de leur entreprise. Pourtant c’est la principale ! Eh oui, comment souhaites-tu être lu, donc vendre ton livre sans savoir utiliser tous les outils te permettant de connaitre ton marché ? C’est impossible.

 

J’ai moi même ce gros défaut (qui doit être génétique, car toute ma famille est comme ça :)) je déteste me vendre et faire la promotion de ce que je produis. Mais cette attitude soi-disant humble de la personne qui n’aime pas se mettre en avant n’aide pas à susciter la reconnaissance que mérite son travail.

 

Tout produit, quel qu’il soit doit être promu pour attirer ses clients et être apprécié.

 

Pour cela, il faut mettre en place une stratégie pour faire connaitre ton nom d’auteur et ton livre.  Il n’existe pas mille solutions : accepte que ton nom d’auteur soit une marque et que ton œuvre que tu as mis plusieurs mois à rédiger en t’y donnant corps et âme, n’est rien d’autre qu’un produit.

 

C’est difficile à entendre ?

 

J’ai un truc pour t’aider ! À côté de Fourmiztory, je suis architecte d’intérieur. Dans ce métier, on travaille plusieurs mois, voire plusieurs années sur un projet avant la vente définitive. Comme dans le cas d’un livre, c’est difficile de lâcher son « bébé » après la vente. Il faut apprendre à adopter un certain détachement vis-à-vis de son projet comme un parent qui laisse son enfant grandir puis s’émanciper.

 

Tu souhaites évoluer, te faire connaitre et apprécier de ton public ? Il faut donc observer ce qui se fait déjà et qui marche puis l’appliquer. Afin d’établir une relation de confiance avec tes futurs lecteurs, il va falloir apprendre à maîtriser les outils marketing nécessaires à la réussite de ton entreprise.

3. Le comptable

Rien que d’entendre ce mot, j’ai les cheveux qui se dressent sur ma tête.
Rien que d’entendre ce mot, j’ai les cheveux qui se dressent sur ma tête.

Rien que d’entendre ce mot, j’ai les cheveux qui se dressent sur ma tête. C’est pareil pour toi, je suppose ! Pourtant, c’est indispensable de passer par là, tenir son entreprise, c’est aussi avoir une comptabilité à jour.

 

Mais dis-toi que si tu dois commencer à tenir ta comptabilité, c’est que ton travail paye enfin, ce qui est une bonne nouvelle !

 

Parmi les différentes activités, il te faudra gérer la prise des commandes, la facturation, l’encaissement des paiements, la gestion de ton livre de comptes, la déclaration de tes revenus…

 

Heureusement, si tu démarres ton activité d’auteur autoédité, tu as probablement choisi le statut d’autoentrepreneur qui permet un allègement des obligations comptables. Notamment, il dispose d’une dispense de bilan comptable. Cependant, l'autoentrepreneur se doit de tenir à jour, que ce soit sur papier ou logiciel informatique, un journal des recettes et un registre des achats. Il n’est pas obligé d’avoir un compte bancaire professionnel, mais doit obligatoirement avoir un compte séparé pour toutes les recettes et dépenses de son entreprise : un compte courant suffit.

 

Par la suite, quand tu auras dépassé le seuil de chiffre d’affaires de l’autoentreprise, il a d’ailleurs doublé en 2018 pour atteindre les 70000€ pour les BNC, tu auras probablement de quoi te payer un comptable. Cela deviendra de toute façon obligatoire.

 

Ne néglige pas cette partie comptable, ça évite des déconvenues lors d’un contrôle fiscal ou d’un changement de statut par exemple. Personnellement, je me réserve un temps chaque semaine pour gérer mes affaires et l’aspect comptable.

4. Le responsable juridique et administratif

Mummm ! Les papiers encore !
Mummm ! Les papiers encore !

Mummm ! Les papiers encore ! J’adore... je blague hein, qui aime ça ? Tu l’auras bien compris, l’autoédité travaille seul. Or comme tout métier, l’édition est encadrée par des lois comme on l’a perçu dans la partie comptable. Je te rappelle que nul citoyen n’est censé ignorer la loi... Euh oui ! En sachant qu’environ 100 lois et décrets sont votés chaque jour (ce n’est pas une blague), je risque d’y passer mes journées, monsieur !

 

Lorsque tu t’engages dans la voie de l’autoédition, tu dois connaître les contraintes administratives et juridiques inhérentes à ton activité, notamment concernant la gestion des droits d’auteur, le dépôt légal, les codes-bars, les mentions légales...

 

Tu dois aussi apprendre à gérer tes démarches administratives avec l’URSSAF ou l’AGESSA par exemple. Savoir comment cela fonctionne quand tu es encore salarié. Les dérogations que tu peux avoir si tu es fonctionnaire. Comprendre ce qu’il en est de la retraite quand on est autoentrepreneur. Choisir un autre statut d’entreprise. Quelle assurance maladie prendre et auprès de quel organisme. Comprendre comment fonctionne la TVA, etc.

 

Bon après , je te le dis (dans le creux de l’oreille) : que cela ne te fasse pas peur si tu n’as pas encore créé ton entreprise. Lance-toi avant et tu verras tout cela par la suite. Le fisc ne va pas venir frapper à ta porte parce que tu as oublié une virgule dans ton cahier de recettes ou que tu n’as pas déclaré tes 100 premiers euros de revenu.

 

Comme je l’ai dit dans le conseil 5 de mon précédent article, 6 conseils pour te lancer dans l’autoédition (ou le business en ligne en général) disponible sur la Zone Membre : " On passe beaucoup de temps à évaluer, à comparer les différentes possibilités, à comprendre le fond du problème, à se renseigner sur le sujet, mais tout cela freine dans le fait d’entreprendre. Je te le dis en toute honnêteté, j’ai fait comme beaucoup cette erreur et je ne la ferai pas deux fois. Ce que tu dois faire en premier c’est de créer un produit, de chercher et de trouver des clients, une fois ceci fait, tu pourras te soucier du juridique. "

5. Le secrétaire

Personne n’est là pour faire tous les petits trucs qui bouffent tout notre temps
Personne n’est là pour faire tous les petits trucs qui bouffent tout notre temps

Eh oui, malheureusement quand on est seul à la barre de son entreprise, personne n’est là pour faire tous les petits trucs qui bouffent tout notre temps. Comme les papiers cités ci-dessus ou répondre au téléphone, au e-mail, prendre du temps avec les clients, prendre des RDV, gérer son emploi du temps, rédiger des textes administratifs, prendre les commandes, répondre au fournisseur, etc.

 

Avant d’engager un ou une secrétaire, il va falloir charbonner dur et exécuter toutes ces activités chronophages toi même.

 

Pour cela, je te conseille grandement de gérer efficacement ton temps en définissant des plages horaires fixes pour régler tous ces petits détails. Par exemple, ne réponds à tes mails qu’une fois par jour sauf urgence. Groupe les appels que tu as à faire, etc.

 

N’oublie pas que ton gagne-pain c’est la création de contenu et que c’est ce qui doit t’occuper le plus clair de ton temps. La plage horaire consacrée à l’écriture doit réster suffisante. Utilise pour cela la loi du 80/20. Qu’est-ce qui te prend 80% de ton temps et ne rapporte que 20% de résultat ? Et qu’est-ce qui au contraire ne prend que 20% de ton temps et qui t’apporte 80% de résultat ?

 

Concentre-toi sur ce qui te rapporte le plus en moins de temps et supprime ou délègue le reste comme le dit si bien Tim Ferris dans son livre la semaine de 4 heures.


C’est déjà fini pour cette partie. Évidemment, tu n’es pas obligé de maîtriser tous les domaines que l’on a évoqués ensemble comme un professionnel du métier ! N’est pas Jarod qui veut !

 

On a vu 5 casquettes importantes que doit porter un auteur autoédité. C’était une partie un peu paperasse et administration, mais indispensable pour réussir. À ne surtout pas négliger ! Promis, la prochaine partie 2/3 sera plus fun ! On y verra les casquettes :

 

6. Le commercial

7. Le Community manager

8. Le blogueur pro

9. Le webmaster

10. Le graphiste

 

Certains ont trouvé que mes articles sont très intéressants, mais longs et denses, c’est pourquoi j’ai découpé celui-ci en 3 parties. Les prochaines parties arrivent dans les semaines à venir.

 

Cependant, tu peux accéder à l’article complet et aux 15 casquettes directement en nous rejoignant sur la Zone Membre en remplissant le formulaire ci-dessous !

 

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Ethan J Pingault

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Commentaires: 2
  • #1

    Johnathane (vendredi, 25 mai 2018 13:14)

    Bonjour,

    Tu parles de l'agessa dans le point 4, mais il me semble qu'ils ne s'occupent que des auteurs ayant des revenus dû à la cession des droits non ? En auto-édition on ne cède pas nos droits donc logiquement on n'a rien à leur déclarer ?

  • #2

    Ethan J Pingault (vendredi, 25 mai 2018 22:59)

    Bonjour Johnathane !

    Ce n'est qu'un exemple pour illustrer le propos du point 4 mais, effectivement tu as raison, cela ne concerne que les revenus dus à la cession des droits d'auteur.

    Cependant, il arrive pour certain de porter une double casquette : publié par un éditeur pour certains livres et autoédité pour d'autres livres !

    Dans ce cas, l'auteur est soumis à deux régimes sociaux et fiscaux différents :

    1- L'éditeur paie directement à l'Agessa les cotisations sociales obligatoires sur les droits d'auteurs qu'il te verse. Si tu gagnes moins de 8784€ par an (en 2017), tu ne peux pas t'affilier à l'Agessa. Tu cotises donc sans aucune contrepartie en termes de couverture sociale :( Pour la partie fiscale de ces droits d'auteur, tu dois les déclarer en traitements et salaires ou en BNC.

    2- Pour ce qui concerne tes livres autoédités, tu dois déclarer les revenus et payer les cotisations sociales via un autre moyen, autoentrepreneur par exemple ou autre société.