Je te suggère un truc !

Comment écrire de belles descriptions ? Show dont tell
MailyBlog 6 - Je te suggère un truc !

Je te suggère un truc ! (show dont tell)

MailyBlog #6

Les fonctions de la description dans le roman...

Olà Fourmiz !

 

On a tendance à décrire et en dire trop plutôt que de laisser le lecteur se faire sa propre opinion !

Que ce soit pour décrire les lieux, les personnages, les actions et même dans les dialogues on ajoute des incises narratives inutiles...

 

C’est une grosse erreur !

Tous les gens à qui j’ai demandé n’ont jamais fini, Madame Bovary de Gustave Flaubert !

Des descriptions trop longues et pas assez d’action, voilà leur réponse !

 

Pourquoi selon moi est-ce une erreur de trop décrire ?

Le lecteur va lire les descriptions avec son mental de façon rationnelle et analytique comme détaché du récit !

Si c’est suggéré au contraire, le lecteur va vivre l'histoire avec ses émotions, avec ses sens et connecter le récit à sa propre réalité, son expérience personnelle, son vécu !

 

Cerveau VS émotion !

Je ne sais pas si tu as lu la BD Alix de Jacques Martin. Pas la nouvelle série Alix Sénateur, la vielle BD !

Les encarts et les dialogues prenaient toujours la moitié de la vignette !

Je me souviens en particulier d’une vignette avec un encart, une bulle et le dessin qui racontaient exactement la même chose !

Je n’ai pas retrouvé l’image en question, mais ça donnait un truc du genre :

 

Encart : « Alix et son ami Enak sont poursuivis par deux malfrats et se cachent derrière une table. »

Dessin : Alix et Enak se cachent derrière une table retournée.

Bulle : Enak : « Alix ! Cachons-nous derrière cette table ! »  

 

Selon moi, le dessin aurait suffi à décrire la scène.

Pour renforcer la tension et l’interaction on peut ajouter cette bulle : « Cachons-nous ! », tout simplement.

Alors, je n’ai rien contre Flaubert et Martin !

Tous deux rencontrent encore un énorme succès !

 

Mais ce que je veux te faire comprendre, c’est qu’il ne sert à rien d’en faire trop !

La description dans le roman, c'est pareil !

Si ton héros est bipolaire, ne le dis pas !

Comme disent les anglais, "show dont tell".

Suggère-le par le comportement de ton personnage, les lieux qu’il fréquente, son langage, ses actions.

Le lecteur va se poser des questions par rapport à ce qu’il sait ou croit savoir sur les bipolaires.

Il va imaginer l’implication que cela peut avoir sur la suite de l’histoire, les relations avec les autres personnages, etc.

 

La fonction de la description dans le roman, c'est de raconter l'histoire !

Elle permet de développer le récit, elle à une fonction narrative.

C'est pareil pour le dialogue dans le roman...

Imagine le dialogue d’un maladroit au restaurant avec sa femme :

Il casse un énième verre...

 

Si ton dialogue est : — Ce que tu es maladroit !

                                    — Pardon chérie, je n’en fais pas exprès.

 

Préfère :  — Encore un ! Mais c’est pas croyable !

                  — Pardon chérie, je n’en fais pas exprès.

 

L’écriture devient plus fluide, plus vraie et laisse place à l’action.

Le lecteur ne se sent pas pris pour un idiot.

Il va jouer avec l’histoire et les informations semées dans le récit.

Il passera d’une lecture passive à une lecture active.

 

Leur faire vivre des émotions, c’est le meilleur moyen de fidéliser tes lecteurs...

 

À demain,

Ethan

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Joël Macron